Obésité vs Dénutrition en Colombie : le double fardeau de la faim

Pourquoi la Colombie fait face aux deux extrêmes : obésité infantile et dénutrition. Explications et analyse de l’UNICEF.

Lorsqu’on évoque la malnutrition infantile, la première image qui vient à l’esprit est souvent celle de la dénutrition sévère. Pourtant, la Colombie et l’Amérique latine font face à un phénomène complexe résumé par les experts sous le terme de « double fardeau de la malnutrition » : la coexistence de la dénutrition et du surpoids.

La transition nutritionnelle selon l’UNICEF

Selon les rapports de l’UNICEF, les tendances mondiales ont franchi un virage historique : la prévalence de l’obésité chez les enfants d’âge scolaire a dépassé celle de la dénutrition. L’Amérique latine et les Caraïbes figurent aujourd’hui parmi les trois régions du monde affichant les taux de surpoids infantile les plus élevés.

La Colombie n’échappe pas à ce paradoxe :

  1. D’un côté, la dénutrition chronique frappe les foyers n’ayant pas un apport calorique ou protéique suffisant.

  2. De l’autre, le surpoids et l’obésité touchent les familles qui s’alimentent avec des produits ultra-transformés, très économiques mais pauvres en nutriments essentiels (vitamines, minéraux, fer).

La faim cachée : une malnutrition invisible

Un enfant en surpoids peut souffrir de « faim cachée » s’il manque de micronutriments vitaux. Les aliments à faible coût, riches en sucres saturés et en graisses, remplissent l’estomac mais ne nourrissent pas le cerveau ni le corps en croissance.

Comprendre ce paradoxe est indispensable : combattre la malnutrition ne consiste pas seulement à fournir des calories, mais à offrir une alimentation de qualité, équilibrée et diversifiée adaptée à chaque étape de la croissance.

Source : UNICEF Colombie (unicef.org/colombia).

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